mardi 6 mars 2007

At the beach...

The following takes place between 11 am and 10 pm. (18 et 19 février)

Evidemment, après la succession de courtes nuits, on est moins opérationnels. Avec Pierrot et JB, on trouve néanmoins la force de descendre jusqu’au marché central, un vrai spectacle. Profusion de fruits et légumes, se distinguant particulièrement des avocats dont, amis résidant en France, vous ne pouvez même pas imaginer la saveur. Voilà de quoi en tous cas préparer un brunch costaud avant de retourner à Renaca, pour une journée de plage cette fois.


Il faut quand même voir partir ce petit groupe : le JB, ses affaires dans un beau sac BHV, qu’il semble avoir soigneusement préservé pour l’occasion, depuis son départ de Paris, sans même parler de ses lunettes bleues ou de ce qui lui reste de surface capillaire ; Lolo, randonneur de l’extrême, sac à dos mastoc avec paille s’échappant de la fermeture, au cas où il aurait soif ; moi-même, ma serviette deux places sous le bras, parce que je n’ai pas trouvé plus petit ; enfin Pierrot, un peu plus sobre quand même, mais c’est parce qu’il lui a été formellement interdit de mettre son cycliste.


[ pour éviter l’accusation d’outrage aux bonnes moeurs, nous avons dû censurer les aventures des quatre gredins sur cette plage huppée du Chili. Pour faire court, l’auteur argumentait sur l’intérêt de porter des lunettes de soleil, rapportait les débats complexes entretenus sur le rapport entre l’exposition dégradante du corps féminin et la mécanique du capitalisme, et spéculait sur les possibilités de ravir aux surfeurs leur place d’idoles des plages. Nous nous excusons de ne pouvoir être plus précis. L’équipe de blogger. ]


Epuisés par tant de sensations fortes, on se met en route vers Valparaiso, mais manque de pot, c’est l’heure du grand embouteillage, dimanche soir oblige. On fait donc le chemin vers Vina tranquillement à pied, puis dans le bus jusqu’à Valparaiso. Personne n’a vraiment la force de sortir, mais nous nous laissons gagner par le vice du jeu, avec le wanted, un jeu de cartes dont vous entendrez certainement parler à leur retour.


Le lendemain, dernier jour, une petite balade dans les hauteurs de Valparaiso s’impose. Elle n’aura cependant pas lieu, car on n’échappe pas si facilement au wanted. On retrouve un peu de liberté d’esprit vers 16 heures, juste à temps pour qu’ils préparent leurs affaires. Enfin une sortie pour quelques courses, puis nous mangeons dans un restaurant la chorillana, une spécialité de Valpo. « Mangeons », c’est d’ailleurs un bien grand mot, « nous empiffrons » serait certainement plus approprié. D’autant que la chorillana, un grand plat de frites servi pour quatre, recouvert de viande hâchée revenue avec des oignons, surmonté d’œufs au plat, s’y prête parfaitement. Avalée en dix minutes. On laisse la serveuse… estomaquée !


Il est temps d’aller chercher les vélos, et enfin, je peux les voir pédaler. Ils sont flamboyants, dans les rues de Valparaiso, de véritables apparitions, on se retourne sur leur passage. Cela ne dure pas longtemps, la station est à côté. A ce moment là, je dois bien avouer que je les imagine avec anxiété dans le désert, suant sous le cagnard, maugréant qu’ils auraient quand même dû emporter plus que 5 litres d’eau. La suite démontrera qu’ils en étaient capables ! En toute humilité, j’ose affirmer que ces quelques jours les auront bien requinqué…


petite photo du port en bonus

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