mardi 6 mars 2007

Le temps des gitans


Ca y est, on est posés ! Après deux mois de déménagement, on a trouvé notre nid, un trois pièces très bien situé, tout à fait ce qu’on espérait. Mais la traversée n’aura pas été de tout repos, et on en avait bien marre d’avoir le bâluchon sur dos ! Retour sur cette aventure épique, en deux épisodes…

Episode I : l’exode

Toutes les bonnes choses ont une fin, la rue Buzelin a fermé ses portes mi-janvier. Tous les deux en vacances, on a décidé de faire notre déménagement sans demander de coups de mains, petit à petit. Fort mauvaise idée après coup, on en a fait des aller retours dans les 5 étages, argh ! Une fois rapatriés sur Fresnes, on a pu commencer à emballer. On a convaincu mes parents, qui partaient avec nous, de n’emmener que le minimum pour leurs vacances, de manière à pouvoir bénéficier de leur droit à 30 kilos chacun. Résultat : 8 valises bien chargées, plus 4 bagages à main bourrés au maximum, plus des sacoches d’ordinateur où l’on trouve en pagaille des bouquins, du foie gras et de la crème solaire… Ben oui, les gitans quoi !

On arrive donc à l’aéroport tels de fiers conquérants . Mais devant le comptoir Air France, une fois les bagages pesés, on a dû ravaler notre superbe ! L’agent n’avait pas été transcendé par notre « Kusturica style », et, la calculette à la main, il nous indique que nous atteignons les 140 kilos, soit 20 de trop,

soit une amende de… 1000 euros ! Et pour corser l’affaire, 5 de nos bagages sont déjà partis, pas moyen de récupérer des trucs inutiles dedans ! Moralité : même en étant de la compagnie, faut pas rigoler avec la surcharge pondérale. La galère donc, et un petit moment de tension, réunis autour de la balance. On doit faire disparaître au moins 10 kilos, et il sera prêt à faire un petit geste.

Alors on commence à caser dans les bagages à main tout ce qui est d’un certain poids. Les sacoches des PC sont maintenant plus gonflés que le bibendum michelin, et la tente que nous emmenons se retrouvent séparée entre les différents sac à dos. Je ne sais pas trop comment, le miracle s’accomplit : il ne nous reste en trop qu’un pot de moutarde, précieux cadeau que l’on doit se

résoudre à abandonner (désolé les amis !). Finalement, ça passe, à la douane, pareil, heureusement ils ne sont pas trop regardants. Ma crainte était qu’ils considèrent les piquets de tente comme une arme blanche… mais à 23h, ils ne sont plus trop regardants.

Et voilà, on monte dans l’avion, bien chargés, d’autant plus que j’ai fait une razzia sur la presse au passage. Eh, je ne sais pas quand j’aurais de nouveau un journal français dans les mains ! Comme on est montés parmi les premiers, on parvient à caser tout notre barda dans les coffres à bagages. Proches de décoller, on entend un appel : « la famille Maillet est invitée à se présenter au personnel navigant ». Bah mince, qu’est-ce qui se passe ? « Ah, on vous cherche depuis un quart d’heure, vous pouvez passer à l’avant ». Sous les regards un peu surpris des autres passagers, on entreprend de récupérer tous les paquets sans en oublier un seul. Trois sacs sur les bras chacun avec Yoly, l’éventail de journaux, on arrive comme des campeurs en classe Affaire ! La chef de cabine, un peu anxieuse, nous dit : « il faudra être discrets quand même…».


Qu’elle ne s’inquiète pas : installés comme des princes, un verre de champagne à la main, on sera on ne peut plus tranquilles… jusqu’à une arrivée à Santiago sans encombre, où nous attend la famille de Yoly. Comme dans un conte de fées quoi, après avoir triomphé de rudes épreuves, les héros arrivent à bon port, de l'autre côté des Andes.

1 commentaire:

sylvia a dit…

C'est vrai, toute cette aventure. c'est du vécu ! Etonnant de relire avec la distance.
J'attends la suite,
attention aux fautes d'orthographe ! maman