lundi 19 mars 2007

Les cyclistes au Chili, acte II : Santiago en touriste


Mardi, 7 heures, coup de fil : ça recommence. Once again, JB au bout de la ligne, « on est arrivés, on t’attend face au métro, over ». La différence avec Valparaiso, c’est que nos moyens logistiques ont changé : en lieu et place du pick-up, je me suis procuré… un vélo ! En selle donc, jusqu’au terminal de bus, où je retrouve les joyeux lurons en pleine forme.

Petit rappel : alors qu’ils filaient vers le Nord, direction le désert d’Atacama, leur insouciance face au défi à venir m’avait laissé perplexe, voire inquiet. Fort heureusement, ils ont échappé aux coups de soleil et résisté à la tentation des mirages, pour revenir tout bronzés et des images plein les yeux ! A voir, les photos sur leur site…

Trois jours à Santiago, ça leur laissait le temps de découvrir la ville. Soyons clairs : la capitale du Chili n’est pas un bijou d’architecture ou une cité historique. Mais par son lot de quartiers agréables et quelques sites qui valent la peine, elle mérite beaucoup mieux que la piètre description qu’en font les guides touristiques. D’autant plus important pour nous autres membres de l’Agence tout risques (Lolo Hannibal, Pierrot Barracuda, JB Looping et votre humble serviteur en Futé), on y trouve de quoi se rassasier goulûment ! Ne jamais perdre de vue les priorités… On révisa donc nos classiques : completos, chorillanas, même un peu de Burger King, et surtout, la grande découverte que nous avons faite avec Yoly, notre carte secrète : le syndicat des folkloristes !

A deux pas de la Plaza de Armas, la place centrale de Santiago, au deuxième étage d’un immeuble tout ce qu’il y a de plus commun, on entre dans le syndicat des folkloristes, le regroupement des chanteurs qui cherchent à perpétuer une tradition déjà ancienne. On ne sait pas trop pourquoi, mais on y trouve aussi un resto, simple, pas cher, et à la déco vraiment très agréable. Alors que nous étions 5, la seule table un peu spacieuse se trouvait… dans le bureau même du directeur. JB en profita pour essayer de braquer le coffre, peine perdue. De toutes façons, je doute qu’ils soient très fortunés… Reste que le charme d’une déco assez hétéroclite et de plats fort copieux a eu beaucoup d’effets sur les amis de passage, au point de revenir le dernier jour !

A part se remplir la panse et jouer aux cartes, on a quand même trouvé le temps de se promener. En tête de la liste des priorités, l’immanquable Cerro San Cristobal, 900 mètres d’altitudes pour une vue imprenable sur Santiago : admirez donc notre immeuble… Montée en funiculaire, puis descente par un sentier, où JB déniche des grains de poivre, avant d’admirer la rue sous un autre angle. Entretemps, on est arrivés jusqu’au sommet, où trône une statue de la vierge. Petite photo style « boys band » au passage… les 2B3 à Santiago ça devrait s’appeler !







Trois jours, c’est court, d’autant qu’il faut acheter des souvenirs au marché d’artisanat pour les familles, et aussi préparer le départ : collecte de cartons, recherche de sacs assez grands pour contenir les sacoches… le cycliste en bout de course n’a que peu de temps pour le plaisir en milieu urbain ! Cet animal bizarre apprécie quand même les jeux d’enfants que l’on trouve dans le quartier Brasil…

A peine arrivés, voilà déjà le temps du départ. Les vélos envahissent l’appart’, avec une mise en route programmée pour 5 heures du matin. Encore quelques tours de roue pour mettre fin à l’odyssée…

1 commentaire:

sylvia a dit…

J'étais pour ma part également inquiète de voir nos jeunes cyclistes s'engager dans le désert de l'Acatama. Le soleil y tape dure !
Bon ils en sont revenus en pleine forme. Peut-être vais je les rencontrer un de ces jours à Antony ?
Sylvia