mardi 17 avril 2007

Choisis ton camp !

Difficile de résister plus longtemps à cette injonction. D’ici peu, je devrais choisir mon camp, non pas pour le vote à la présidentielle, en la matière j’ai réussi à évacuer les derniers doutes., mais sur un sujet bien plus crucial : de quelle équipe de foot vais-je être supporter au Chili ?

Au moins, le spectre du vote utile ne viendra pas interférer dans ce choix capital. Par contre, les pressions partisannes sont très nombreuses. Depuis l’annonce de notre déménagement, les amis chiliens à Paris ont commencé une intense campagne de lobbying pour leurs couleurs, qui se poursuit ici. Il faut dire qu’il y a l’embarras du choix, Santiago ne comptant pas moins de… six équipe en première division, et j’espère ne pas en avoir oublié. Entre les prétendants, mon cœur balance.

Il y a d’abord les grands classiques : Colo Colo, le club populaire, le plus prestigieux du pays, l’unique à avoir gagné la Copa Libertadores (la Ligue des Champions sud-américaine) ; Université Catholique (la Católica), club marqué plutôt à droite, favori des élites ; Université du Chili (la U), l’inverse, club du peuple mais pas nécessairement populiste comme peut l’être le Colo. Ces distinctions restent de toutes façons assez théoriques pour qui se retrouve face à face avec une horde de supporters. La Cató étant éliminée d’office, les deux autres possibilités sont les plus tentantes.

Le Colo traverse une des meilleures phases de son histoire : en route vers un troisème titre consécutif à un rythme lyonnais, il s’est aussi qualifié en Libertadores, à coup de 3 ou 4-0 spectaculaires. Mais ce côté boulimique le fait trop ressembler au futur champion de France, que j’abhorre, pour que je me sente en confiance. De l’autre côté, la U a beaucoup de points communs avec le club de mon cœur : pour le positif les couleurs, un beau rouge et bleu ; pour le négatif, en vrac… un rachat par des investisseurs douteux, des stars en fin de carrière incapables de jouer ensemble, et en conséquence un parcours erratique en championnat qui les laisse plus proches de la D2 que des coupes continentales ! Presque comme à la maison quoi…
Ce tableau peu enthousiasmant me touche, mais en même temps, déjà embarqué dans une galère à Paris, je n’ai pas trop envie de vivre deux fois le chemin de croix du fan trompé par ses idoles. Une autre possiblité serait de se tourner vers les clubs des « colonies ». Là aussi, il sont trois : Union Española, Palestinos et Audax Italiano. Ils sont l’héritage de la grande vague d’immigration du début du XX° siècle, et représentent les trois plus grandes communautés arrivées à l’époque, un sujet sur lequel il faudra revenir. Je ne me sens pas d’affinité pour Union Española ni Palestinos, mais l’Audax est plus excitant. Equipe très jeune, jeu offensif, ils ont créé la surprise en championnat l’an passé, et sont près à accompagner le Colo pour la phase suivante de la Libertadores. Avec leur beau maillot vert et ces caractéristiques, ils sont assez tentants… mais je ne connais aucun de leurs supporters ! Et aller tout seul au stade, c’est plutôt ennuyeux.

Alors… la question reste ouverte ! Ca dépendra sûrement de la première invitation. A moins que je ne maintienne ma neutralité. Mais l’attitude suisse devant un bon match laisse de côté le meilleur des émotions. En attendant, j’encourage… la Roja, l’équipe nationale, qui joue samedi en Argentine. Face aux ennemis jurés, ça promet…

2 commentaires:

Unknown a dit…

Et alors??? Santiago Wanderers???, le "grand" club de valparaiso!!!!? moi, je suis devenue supportrice de PSG, donc ici tu devient supporteur de Wanderers, c'est facil!!!!

Anonyme a dit…

Aucun doute : L’Université du Chili. Ainsi quand je serai au Chili j’irai au stade avec toi. Rappelle-toi, la U est l’équipe romantique, bohème et libertaire du Chili.
En plus, la U est l’équipe de ton « alma mater » au Chili (L’Université dans laquelle toi as resté dans ton premier séjour au Chili et laquelle où tu fais ton Magister).

Ser un romántico viajero y el sendero descubrir !!!!