Lundi matin, départ de Viña à l’aube. Le but est d’être de retour à Santiago pour que Yoly puisse assister à une réunion avant 9h. On prend donc le bus de 6 heures, arrivant ainsi à Santiago, station de métro Pajaritos à 8h. Juste le temps de glisser les pulls que nous avions utilisés en guise de couverture dans la valisette, et nous nous dirigeons vers l’entrée de la station. Il règne une certaine agitation, qui n’affecte pas notre démarche encore un peu empesée par le sommeil.
On voit les agents, reconnaissables à leurs anoraks jaunes, se diriger rapidement vers les entrées, et, au moment même où nous allions la franchir, ils referment la grille juste devant nous. « 10 minutes de fermeture » est l’unique information qui nous est donnée. On reste
calmes, la télé a souvent montré ces interruptions temporaires pour désengorger le réseau, qui supporte mal l’afflux de passager provoqué par le nouveau plan de transport (cf article Bienvenue à Bord).

Après 15 minutes, une foule s’est formée derrière nous, et on commence à comprendre que ça sera plus compliqué. Un haut-parleur déverse des consignes dont je ne saisis pas un mot, mais je ne suis pas le seul. Un gardien se dirige vers nous et nous recommande… de trouver un autre moyen de transport ! Comme l’heure tourne, on se décide à suivre le conseil. On traverse donc la foule en sens inverse. Jusque là, nous n’avions pas vraiment réalisé l’ampleur du problème : il y a déjà plusieurs centaines de personnes qui sont rassemblés, et les bus continuent d’en déverser à flot continu depuis la banlieue. Quant aux

bus qui vont vers le centre, ils passent… déjà bondés ! Ca commence à furieusement ressembler à une bonne galère !
Après quelques minutes de flottement, on décide de prendre un taxi. Mais le problème se répète : ils passent déjà plein ! Donc, nous marchons en sens opposé, mais évidemment, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu cette brillante idée. On essaie aussi le stop, mais sans plus de réussite : c’est d’ailleurs particulièrement rageant de voir les voitures passer avec leur seul chauffeur à bord… Finalement, la patience paie, on arrive à arrêter un taxi, 2 autres personnes se précipitent aussi, on se met donc d’accord sur un lieu central où il pourra tous nous déposer. Une demi-heure plus tard, nous arrivons à bon port, et pas trop en retard. Mais quand même, quelle galère !